Publié le 3 Juillet 2023
…
Ce matin, nous avons la chance d'avoir un beau soleil...
après quelques jours de pluie
Le lilas est en plein floraison...
Ma glycine, est entrain de bourgeonner
J'espère qu'elle sera aussi belle que par le passé
et mes pieds de Pivoines qui s'émancipent :)
cette année quelle sera la couleur des fleurs ?
Des blanches ou des roses
en espérant n'avoir pas un coup de gel..
Publié le 3 Juillet 2023
un recueil de Baudelaire que je me suis fait plaisir de m 'offrir....
et je vous mets le texte de lui,
ecrit en page de garde...
""
Au Lecteur
La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.
Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.
Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.
C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !
Aux objets répugnants nous trouvons des appas ;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.
Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.
Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.
Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie.
Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,
II en est un plus laid, plus méchant, plus immonde !
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde ;
C'est l'Ennui ! L'oeil chargé d'un pleur involontaire,
II rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
- Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !

Au Lecteur
La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.
Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.
Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.
C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !
Aux objets répugnants nous trouvons des appas ;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.
Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.
Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.
Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie.
Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,
II en est un plus laid, plus méchant, plus immonde !
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde ;
C'est l'Ennui ! L'oeil chargé d'un pleur involontaire,
II rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
- Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !

Publié le 3 Juillet 2023
Y'a des gens comme ça, qu'on n'oublie jamais
Qui nous font sourire, sans le faire exprès
Qui nous comble toujours, par leur présence
Qui nous déroute beaucoup par leur absence
Des gens, qui du fait de les avoir connus
Notre vie vaille la peine d'être vécue
Ce sont des gens qu'on n'oublie jamais
Dont leur humeur cadre avec nous tout à fait
Ce qu'ils ont fait pour nous, on le reconnaît
Ils feraient de vrais auteurs à succès
On les voit un peu comme des personnages
Qui ont contribué à notre apprentissage
On aime ces gens dans un profond respect
Et pas seulement pour ce qu'ils ont fait
Ces gens avec qui on pouvait être vrais
Et surtout, sans qu'ils ne s'en doutent jamais
Ces gens-là, il faudrait leur dire Merci
Pour plusieurs petits morceaux de leur vie
Car si nous même, avons appris à partager
C'était d'abord qu'ils avaient su nous donner
Oui, y'en a encore des gens comme ça
Qui passent dans notre vie, et qu'on n'oublie pas
Claude Marcel Breault
Qui nous comble toujours, par leur présence
Qui nous déroute beaucoup par leur absence
Des gens, qui du fait de les avoir connus
Notre vie vaille la peine d'être vécue
Ce sont des gens qu'on n'oublie jamais
Dont leur humeur cadre avec nous tout à fait
Ce qu'ils ont fait pour nous, on le reconnaît
Ils feraient de vrais auteurs à succès
On les voit un peu comme des personnages
Qui ont contribué à notre apprentissage
On aime ces gens dans un profond respect
Et pas seulement pour ce qu'ils ont fait
Ces gens avec qui on pouvait être vrais
Et surtout, sans qu'ils ne s'en doutent jamais
Ces gens-là, il faudrait leur dire Merci
Pour plusieurs petits morceaux de leur vie
Car si nous même, avons appris à partager
C'était d'abord qu'ils avaient su nous donner
Oui, y'en a encore des gens comme ça
Qui passent dans notre vie, et qu'on n'oublie pas
Claude Marcel Breault
Publié le 3 Juillet 2023

Un Ange Passe
Une sensation légère,
comme la caresse d'un frôlement d'aile,
comme un silence entre deux notes de musique,
un état de grâce, un sentiment de plénitude dans un univers apaisé...
Une envolée fraîche d'ylang ylang et d'insolite rhubarbe,
dévoile un iris doux nuancé par la fleur d'anis et l'incontournable duo rose et jasmin.
Cette belle harmonie finit par un mariage entre l'ambre et le musc blanc poudré de vanille.
Un parfum délicat et enveloppant, tout en émotion retenue.

Publié le 3 Juillet 2023
L'Océan du Golem
Au fond de l'océan,
Je dors sur un lit de sable.
Dents, pinces et tentacules,
Amers rejetons de ces profondeurs obscures,
Sont les silencieux compagnons
De mes rouages de pierre
Je dors sur un matelas de roches.
Feux ardents prives de flammes,
Ma chair espère un coeur,
Mon esprit réclame une âme.
Je dors sous une couverture de vase et d'algues mêlées
Mais mes rêves nagent vers les lunes,
Chevauchent les courants,
Noyés dans les vagues
Mes rêves écument les tempêtes
Étirent l'horizon
Je dors sur un lit de sable
Et j'attends au fond de l'océan
Bientôt, dans les airs, j'irai plonger...
Au fond de l'océan,
Je dors sur un lit de sable.
Dents, pinces et tentacules,
Amers rejetons de ces profondeurs obscures,
Sont les silencieux compagnons
De mes rouages de pierre
Je dors sur un matelas de roches.
Feux ardents prives de flammes,
Ma chair espère un coeur,
Mon esprit réclame une âme.
Je dors sous une couverture de vase et d'algues mêlées
Mais mes rêves nagent vers les lunes,
Chevauchent les courants,
Noyés dans les vagues
Mes rêves écument les tempêtes
Étirent l'horizon
Je dors sur un lit de sable
Et j'attends au fond de l'océan
Bientôt, dans les airs, j'irai plonger...
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